Le DSO se joue avant la vente
Un impayé grave n’est presque jamais une surprise absolue : c’est une information qui existait et que personne ne regardait. Le client payait à 45 jours au lieu de 30 depuis deux trimestres. Ses paiements devenaient partiels. Une inscription de privilège traînait au greffe. Un autre fournisseur avait déjà réduit son encours. Puis vient le redressement judiciaire : et avec lui la découverte que votre plus grosse créance vivante est chez le client qu’il ne fallait plus livrer à 60 jours.
Le baromètre Payt × Ipsos, mené auprès de 400 dirigeants français, chiffre l’enjeu : une entreprise sur deux a déjà frôlé la faillite à cause des impayés. La défaillance d’un client important ne se rattrape pas au recouvrement : elle se prévient au crédit. Accorder 60 jours à un client dont la santé se dégrade, c’est fabriquer son propre impayé ; le détecter à temps, c’est réduire l’encours, exiger un acompte, ou sécuriser par l’assurance-crédit pendant qu’il est encore temps. L’analyse de solvabilité n’est pas une fonction annexe du recouvrement : c’en est le premier étage.
