Les intérêts moratoires compensent le retard de paiement d’une somme d’argent. Vous trouverez ici les trois régimes applicables, les taux en vigueur au second semestre 2026, la formule de calcul et des exemples chiffrés prêts à reprendre.
L’essentiel en 30 secondes
- Formule unique : montant dû × taux × nombre de jours de retard / 365.
- Entre professionnels (art. L441-10 du Code de commerce) : à défaut de taux prévu dans vos conditions, le taux est celui de la BCE majoré de 10 points, soit 12,40 % au second semestre 2026. Un taux contractuel ne peut pas descendre sous 3 fois le taux d’intérêt légal, soit 8,25 %. Les pénalités courent dès le lendemain de l’échéance, sans relance.
- Hors relation B2B (art. 1231-6 et 1344-1 du Code civil) : intérêt au taux légal, 2,75 % si le créancier est un professionnel, 6,84 % s’il est un particulier, à compter de la mise en demeure.
- Commande publique : taux BCE majoré de 8 points, soit 10,40 % pour un délai de paiement expiré entre le 1er juillet et le 31 décembre 2026, plus une indemnité forfaitaire de 40 €.
- Les intérêts moratoires sont hors champ de la TVA (BOFiP, BOI-TVA-BASE-10-10-10, § 100).
